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Covoiturage et trajets scolaires : la Gironde tente de faire lâcher le volant

81 aires et 2 047 places hors métropole, un taux d'occupation moyen de 60 % : la Gironde relance covoiturage et enquête mobilité dans les collèges.

Rédaction L'Échoppe 33
17 septembre 2026 · 2 min de lecture
This image was uploaded as part of L'Été des villes 2015.

Benoît Prieur, CC0 — Wikimedia Commons

Le panneau rouge et blanc s'est multiplié le long des routes départementales ces dernières années : « parking de covoiturage », places gratuites. Le Département en revendique aujourd'hui 81 en service hors Bordeaux Métropole, pour 2 047 places de stationnement, dont 32 aires et 1 325 places directement gérées par la collectivité. Un chiffre à comparer aux 94 aires que comptait l'ensemble du territoire girondin, métropole comprise, en 2018 — le périmètre du dispositif ayant depuis été recentré hors Bordeaux Métropole. Cinq nouveaux aménagements sont programmés dans les prochaines années, à Aillas, Sainte-Hélène, Yvrac, Tresses et Saint-Jean-d'Illac, ainsi que l'extension de deux sites existants à Salleboeuf et Saint-André-de-Cubzac.

Mais l'usage reste très inégal. Selon les données publiées par le Département, le taux d'occupation moyen des aires de covoiturage girondines s'établit autour de 60 %, avec de fortes disparités : les emplacements proches des autoroutes ou des gares affichent une fréquentation proche de la saturation, tandis qu'une douzaine d'aires situées en centre-bourg restent quasiment désertes. Deux sites, à Andernos et à Lanton, vont être réaménagés pour mutualiser leur usage avec les voyageurs de la ligne de car express reliant Lège-Cap-Ferret à Bordeaux, preuve que le covoiturage seul ne suffit pas toujours à remplir les places.

À cette offre de stationnement s'ajoute Covoit Modalis, l'application publique de covoiturage lancée par Nouvelle-Aquitaine Mobilités, gratuite et sans commission, où le prix du trajet reste à la discrétion de l'usager.

Le Département élargit par ailleurs son diagnostic aux trajets domicile-collège. Jusqu'au 30 novembre, une enquête menée avec l'agence d'urbanisme bordelaise a-urba interroge collégiens, parents et personnels des établissements girondins, via Pronote ou École Directe, sur leurs habitudes de déplacement. Une précédente enquête du Département, conduite en 2019-2020 auprès de 13 000 élèves, avait déjà permis de modéliser les émissions de CO2 liées à ces trajets. Elle avait notamment montré que la part de la voiture variait fortement selon la zone : autour de 14 % des déplacements dans les communes centrales de la métropole bordelaise, contre 25 % en périphérie métropolitaine et jusqu'à 27 % dans le Sud Gironde, loin des transports en commun. L'objectif affiché est d'identifier des actions concrètes pour développer la marche, le vélo, les transports collectifs et le covoiturage sur ces trajets.

Les résultats de la nouvelle enquête, transmis via l'espace presse du Département, doivent nourrir les prochaines actions ciblées par établissement.

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